« Il a donné [...] les autres comme évangélistes. »

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Éphésiens 4.11-12 reconnaît l’existence des évangélistes dans la liste des ministres officiels que Dieu a donnés à l'Église. Nous voulons bien reconnaître des pasteurs, mais qu’en est-il des évangélistes ?

Les évangélistes apparaissent sous différentes formes ou expressions : le proclamateur, l'artiste, l'implanteur, le propagateur, l'animateur, l'apologète, le gagneur d'âme, le missionnaire.

Le point commun à toutes ces expressions est premièrement la passion pour ceux qui se perdent dans le péché et la mort, deuxièmement l'appel à leur présenter le Dieu d'amour manifesté en Jésus et troisièmement le perfectionnement des chrétiens en vue de l'oeuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ qui est l'Église.

Église, tu as besoin des évangélistes et les évangélistes ont besoin de toi. Logique !

Portrait de l'évangéliste

1. Un porteur de bonnes nouvelles : liberté, vérité et bontés de Dieu, l'auteur de la vie éternelle.

2. Il marche dans la lumière en étant authentique et droit.

3. Son message concerne Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie » à savoir Jésus-Christ.

4. Son appel presse les gens à sortir de leur situation douloureuse de péché et de mort.

5. Dans son coeur brûle comme un feu pour annoncer l'Évangile et communiquer la vie pour toujours.

6. Il est un don de Dieu fait à l'Église et au monde entier.

7. Il participe au perfectionnement des chrétiens en vue de les exercer au ministère de Christ.

8. Il a un rôle de formateur et de conseiller auprès de ceux qui sont nés de nouveau par l'Esprit Saint. 

9. Il est connu et reconnu par l’Église et les autres ministères.

10. Sa plus grande joie est de voir le salut entrer dans la vie de beaucoup.

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L’évangéliste fera bien d’apporter d’abord ce que les hommes et les femmes sont prêts à entendre de la Vérité (bibliquement définie), ce qui répond à leur besoin ressenti ; mais il lui faudra aussitôt insister sur ce qu’ils sont le moins prêts à entendre, sur la pointe de la Vérité qu’ils tenteront d’esquiver et qui désigne le foyer du mal qui les perd, ce qui touche leur besoin véritable qu’ils ne ressentent pas ou ne veulent pas ressentir. Ainsi semble avoir fait l’apôtre en Actes 17.

À nos contemporains, l’évangéliste portera la promesse d’épanouissement et de libération dont ils ont consciemment soif, le message de la guérison de la mortelle solitude et des blessures relationnelles ;  mais il lui faudra prêcher, avec toute la pédagogie possible, la réconciliation avec le Dieu redoutable qu’ils rejettent, le Dieu saint, justement intolérant de la souillure.

Henri Blocher